8 Mars 2012 : Arsenal/EdF : l'émouvante mise au point d'Abou Diaby

Une tuile, encore une. Samedi après-midi, contre Liverpool (2-1), Abou Diaby (25 ans), qui faisait son grand retour à la compétition, a dû abandonner ses coéquipiers d’Arsenal vingt-cinq minutes seulement après son entrée en jeu. Plus de peur que de mal, à en croire ses propos dans L’Équipe et Le Parisien du jour. « Je n’ai qu’une blessure de grade 1 à l’ischio-jambier droit, c’est-à-dire que le muscle n’est pas touché, aucune fibre n’est endommagée. Seule l’aponévrose est un peu déchirée. Mais c’est un problème minime. Si tout se passe bien, en fin de semaine, je pourrai recommencer à courir », a-t-il lancé.

Malgré ce discours rassurant, son cas inquiète. L’ancien Auxerrois comprend, mais tente de se débarrasser de cette étiquette de joueur en cristal. « Je me blesse, c’est un fait. Lorsqu’on te colle cette étiquette, ça fout les boules. Mais je vais m’en sortir. Je sais que je ne suis pas fragile », a-t-il lancé, motivé comme jamais après avoir déjà songé à arrêter sa carrière. « Il y a eu des moments où j’ai pensé arrêter oui. Tu te poses toujours des questions dans ces moments-là. C’est dur à vivre parfois, il a fallu s’accrocher », a-t-il avoué avant d’espérer être rétabli à temps pour disputer l’Euro avec l’équipe de France.

« Il faut que je sois bon quand je rejouerai, sinon le sélectionneur ne me prendra pas. Même s’il a confiance en moi, je dois être performant. Et j’ai envie de lui rendre cette confiance. (...) C’est la pire saison que j’ai passée. Mais si je reviens en forme en équipe de France et qu’on gagne l’Euro, ça sera la meilleure ! (...) On ne pensera plus aux huit premiers mois. La roue va tourner. (...) Il y a pire dans la vie », a-t-il conclu, visiblement sûr de lui. Abou Diaby sera un atout de poids pour des Bleus à la recherche de la bonne carburation dans l’entrejeu. Si son corps tient, l’étiquette se décollera...