4 Juin 2009 : Comment le Real Madrid va rentabiliser le transfert de Kaka

Club détenant toujours le record du transfert le plus cher de l’histoire du football (75 M€), le Real Madrid devrait incessamment sous peu enregistrer la venue du Brésilien Kaka contre 65 M€. Une somme inférieure à celle dépensée pour le transfert de Zinedine Zidane en 2001, mais supérieure à celle investie pour arracher Luis Figo au Barça en 2000. Sauf énorme surprise, l’officialisation de la signature du Rossonero devrait intervenir en début de semaine prochaine et se hisser à la seconde place des transactions les plus coûteuses du monde du ballon rond.

Mais en ces temps de crise, voir les Merengues mettre autant d’argent sur la table interpelle. Un tel transfert peut-il être rentable ? En homme d’affaires avisé, Florentino Perez n’a sûrement pas accepté de payer un tel prix uniquement pour le plaisir. La réponse à cette question est donc forcément affirmative. Mais comment alors le Real fait-il pour amortir cette opération ?



5 points vitaux

Selon le journal espagnol El Economista, la réponse comporte cinq points vitaux. Le premier se trouve sur le terrain. Faire venir Kaka, c’est l’assurance d’avoir un meneur de jeu capable d’éclairer le jeu merengue et d’apporter un plus à l’équipe qui aura plus de chances de réaliser de bons résultats. Et ce sont ces performances, notamment en Ligue des Champions, qui permettent d’apporter de la manne financière. Preuve en est avec les sommes délirantes perçues par le finaliste et le finaliste de la coupe aux grandes oreilles (entre 50 M€ et 100 M€). Deuxième point : l’impact médiatique du joueur.

Kaka, c’est un titre de champion du Monde, un Ballon d’Or, un sacre en LdC. Inutile de dire que l’international auriverde est mondialement connu et que son impact médiatique est plus que conséquent. A l’instar de David Beckham, le but de Perez sera donc de l’utiliser pour s’ouvrir de nouveaux marchés. Du temps des Galacticos, n’importe quelle tournée estivale en Asie où le Spice Boy était présent rapportait jusqu’à 15 M€. Si ce n’était pas vraiment la meilleure manière de préparer une saison, la somme d’argent récoltée n’était pas négligeable.



Produits dérivés : la mine d’or

Troisième facteur : la publicité autour de Kaka. Depuis l’obtention du Ballond’Or en 2007, le Milanais attire plus de sponsor, donc bénéficie d’une meilleure exposition médiatique. Ce qui rejoint directement le quatrième point. Possédant un bon pourcentage sur les droits d’image de ses stars, le Real perçoit là encore des liquidités lorsqu’un de ses cracks signe un nouveau contrat publicitaire. Et là encore c’est le jackpot puisque durant l’époque des Figo, Zizou, Becks et Ronaldo, les Merengues ont touché un joli chèque de 500 M€. Certes toute cette somme ne va pas directement dans les caisses du club, mais il y a de quoi amortir ces quelques 65 M€. Enfin cinquième et dernier point : les ventes de maillot.

Principalement critiqué pour avoir basé sa politique de recrutement en tenant compte uniquement de cet aspect, Perez sait que malgré ces attaques, la venue d’un crack lui garantit des ventes record comme celle des maillots de Beckham. En 2003, l’Anglais en avait vendu 200 en à peine une petite heure. A 78€ pièce, le compte est vite fait.