8 Février 2012 : Coupe de France-Euro, les promesses électorales de Carrasso pour 2012

« Il est en grande forme. Il nous gagne des points en championnat, et en Coupe de France, il nous a qualifiés à Saint-Étienne et à Créteil. C’est une bonne chose de posséder un très bon gardien ». Les mots de Francis Gillot, d’habitude avare en compliments, en disent long sur le début d’année 2012 de Cédric Carrasso (30 ans). Une année pleine de défis pour le portier après des moments parfois difficiles. Avec les Girondins de Bordeaux d’abord, le n° 16 vise la Coupe de France.

« Je fais mon travail pour aider l’équipe. Quand tout se passe bien, cela fait plaisir, mais rien n’est jamais acquis. Et puis, les tirs au but, c’est la loterie. Il y a des jours où ça passe et d’autres pas. C’est bien mais usant pour les nerfs. Mais si on veut faire quelques chose en Coupe de France, il faut gagner nos matches », a-t-il lancé au Parisien. Le club au scapulaire comptera donc encore sur lui cet après-midi face à l’Olympique Lyonnais (1/8e de finale). Mais cette Coupe de France n’est pas le seul objectif de l’ancien Marseillais.

L’Euro hante en effet également son esprit. « Je savais que j’aurais un début de saison difficile car, pour la première fois de ma carrière, j’avais effectué une préparation différente en vue de l’Euro. Mon objectif était d’être prêt et bien physiquement à partir de janvier », a-t-il avoué. Et s’il veut être de la partie, il n’affiche aucune prétention démesurée. « Je m’entends bien avec Hugo Lloris, comme avec Steve Mandanda. On est à notre place. Ils ont des qualités énormes et sont un peu plus jeunes que moi. La sélection, c’est une fierté », a-t-il confié avant de poursuivre.

« Mais, si je me dois d’être performant, c’est d’abord pour mon club », a-t-il conclu. Homme de devoir, Cédric Carrasso s’est donné les moyens de réaliser une année 2012 à la hauteur de ses espérances en club comme en sélection. Laurent Blanc, qui le connaît bien pour l’avoir eu sous ses ordres à Chaban-Delmas, appréciera certainement le discours de son gardien. Francis Gillot, lui, ont l’a vu plus haut, est déjà conquis...